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+++ b/draft/jdrdef.txt Mon Dec 26 19:21:22 2005 -0500
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+On Fri, Jun 08, 2001 at 06:54:57PM +0200, Raphaël Bombayl wrote:
+> > On peut difficilement juger d'un jeu sur un seul aspect. Pour moi, le
+> > jeu de rôle le plus simple (en terme de nombre de règles) reste le bon
+> > vieux cowboys et indiens (ou gendarmes et voleurs, ou la princesse et le
+> > chevalier...) de notre enfance. Et puis, ça permet vraiment un max de
+> > role play de la part des joueurs ;). Si tu trouves plus simple que ça,
+> > en terme de nombre de règles, bravo.
+>
+> Sauf que... dans un tel jeu, il n'y a pas de "règles". L'exemple se
+> rapproche beaucoup plus du jdr "sans règles" justement. Certes, on ne peut
+> pas faire plus simple, forcément, puisqu'il n'y a pas de système.
+
+Donc, la question serait à quel moment cela devient-il du jeux de rôle?
+Y'a-t-il un nombre de règles minimales à définir pour que celà
+deviennent un jeu de rôle?
+
+Personnellement, j'en citerais trois qui fait la différence entre les
+"faisons comme si..." de notre enfance et le jeu de rôle:
+
+1- Existence d'un cadre descriptif déterminé: Les personnages incarnés
+par des joueurs sont décris dans un certain cadre déterminé permettant
+de régler la majorité des situations: ils n'ont pas le pouvoir absolu
+sur leur destinée.
+
+2- Présence de 2 parties: 1 groupe de joueurs et 1 groupe de MJ
+(habituellement 1 personne). Ce dernier groupe se distingue par le fait
+qu'ils mènent l'histoire et ont une bonne idée des grandes lignes de ce
+qui va se produire. En dernier recours, le MJ tranche et a toujours raison.
+
+3- Présence d'un scénario: Il existe une "storyline" (ligne
+historique?) connu d'au moins une partie des joueurs (MJ) leur
+permettant de déterminer la suite des événèments.
+
+Bon, la question maintenant est de déterminer lesquels de ces trois
+principes sont déterminant pour un jdr, et lesquels sont optionnels.
+J'ai en général des arguments pour chacun d'eux mais pas vraiment
+d'opinions fermes:
+
+Le point 1: Est-il vraiment nécessaire d'avoir un cadre descriptif
+précis et à quel point ce cadre a-t-il besoin d'être précis? Ne peut-on
+pas simplement d'écrire son personnage en terme de "Fort en ceci et
+faible en cela", voire même uniquement par une description générale
+("C'est un grand sorcier à la barbe blanche comme Gandalf") ou est-ce
+nécessaire d'avoir une "quantification" des attributs? Notez que "fort
+en ceci et faible en celà" est une quantification si on s'entend sur la
+signification de fort, très fort, moyen, faible et très faible. De
+même, un système comme Mind Eye's Theater où les persos sont décrits par
+une collection de qualificatifs est aussi une forme de quantification.
+
+Le point 2: Une storyline est-elle vraiment nécessaire? Si l'univers
+est décris suffisamment, l'interaction entre les joueurs est-elle
+suffisante? Et que penser des générateurs d'évènements aléatoires?
+Avec ce genre de trucs, la distinction entre jeux vidéos à la Dungeons'n
+Dragons et le jeu de rôle est de plus en plus étroites.
+
+Le point 3: Bien que la présence d'un groupe d'au moins deux personnes
+soient nécessaire pour distinguer le jeu de rôle de la simple fabulation
+solitaire, la distinction MJ/joueurs n'est pas vraiment nécessaire à
+moins de considérer la possibilité d'un consensus entre les joueurs, ce
+qui serait équivalent à partager la tâche du MJ entre tous les joueurs.
+
+
+Alors, qu'en pensez-vous?
+
+>
+> Ralph B.
+>
+
+--
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+Fabien Niñoles / / fabien@tzone.org
+Chevalier Servant de Sa Dame / / C15D FE9E BB35 F596 127F
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